Skip to content

Une brève histoire des COP

Par Marie Rhéaume

Entamant sa deuxième semaine de discussions et de négociations, la COP26 fait la une de Twitter. Mais pour comprendre l’enjeu de celle-ci, il est important de revenir sur son histoire.

Une COP, ou Conférence des parties, est un endroit où se discute l’enjeu du réchauffement climatique et tout ce qui y attrait ; problématiques environnementales, économiques, sociales et diplomatiques.

La première COP nait en 1922 lors d’une rencontre à Rio de Janeiro de 178 pays pour la conférence décennale de l’ONU sur l’environnement et le développement. Tous se mettent d’accord pour minimiser l’impact humain sur le changement climatique par la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) : c’est la convention sur le climat du sommet de Rio. C’est ainsi que l’organisation annuelle des prochaines rencontres des États et acteurs non gouvernementaux signataires de la convention fait l’objet des COP.

La première, en 1995, fixe les objectifs chiffrés des pays présents de leur visée de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La deuxième, à Genève, déclare le problème comme « un danger pour l’humanité ».

La troisième, bien connue de Kyoto, conçoit un protocole d’encadrement des émissions de gaz à effet de serre. Ambitieux, le protocole vise la réduction à 5,2% des émissions pour 2020 (1990 comme année de référence) mais le traité, au-delà d’être irréaliste, a pris huit ans à être ratifié par 55 pays excluant la Chine et les États-Unis, les deux principaux émetteurs des GES dans le monde.

Pendant ces huit ans, les négociations des COP étaient essentiellement basées sur la clarification de la mise en œuvre du protocole. Un protocole qui faillit : le Canada s’en soustrayant en 2011 et les émissions étant en augmentation continuelle avec les ans.

En 2015, à Paris, la COP21 a permis de conclure à une nouvelle entente; prolongement du protocole de Kyoto à partir de 2020, c’est l’Accord de Paris. Cet accord cherche à limiter sous la barre de 2°C le réchauffement climatique.

Accessibles sur le site des nations unis, les objectifs de réductions des GES des 113 pays signataires – qui représentent 49% des émissions mondiales – est ainsi publié.

Cependant, les années qui ont suivi la COP21 – à l’exception de 2020 du fait de l’arrêt forcé de l’activité humaine par la pandémie de Covid-19 – d’un regard climatique sont désastreuses.

Au cœur de la COP26, le réel enjeu est désormais fixé sur le respect de cet accord. Un accord inimaginable à en croire l’ONU qui prévoit un réchauffement de +2,7°C pour la fin du siècle.

C’est désormais la crédibilité de la COP et de la communauté internationale qui est remise en question. Plus de 200 événements à travers le monde, manifestations et mobilisations en tous genres, ont été observé samedi dernier autour de cette dernière.