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« I have a dream »

Par Marie Rhéaume

« I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: “We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal. » » Martin Luther King, 1963

Le 28 août 1963 a marqué les esprits d’une nation tout entière. Des paroles à l’acte, c’est lors de la Marche sur Washington pour l’emploi et la liberté que le discours de Martin Luther King est devenu emblématique de la lutte contre la ségrégation aux États-Unis, une lutte toujours d’actualité.

Ce discours – qui n’ambitionnait pas l’ampleur qu’il a pris ensuite – par le pasteur et activiste sudiste Martin Luther King, a été prononcé dans un contexte où le mouvement pour les droits civiques des Noirs américains dans le pays était à son apogée.

Souvent présenté comme l’un des plus importants discours du 20ème siècle, la transmission dans les télévisions, nouvellement et largement installées dans la plupart des foyers américains, a vivement participé à sa médiatisation.

Ainsi, la Marche a réussi à réunir suffisamment de monde pour forcer l’administration Kennedy à soumettre son projet Civil Rights Act au Congrès. Un projet qui, adopté en 1964, défend l’égalité et proscrit toute forme de ségrégation et de discrimination dans les lieux publics et les écoles.

Pourtant, si la politisation de l’enjeu a marqué un pas en avant dans la lutte pour les droits civiques des Noirs américains, les mentalités américaines, elles, n’évoluent pas si rapidement.

Le 15 septembre 1963, quatre jeunes filles noires sont tuées par l’explosion d’une bombe à l’église baptiste à Birmingham, un attentat revendiqué par des membres du Ku Klux Klan. Cinq ans plus tard, Martin Luther King est assassiné à l’âge de 39 ans.

Les mentalités sont féroces. Elles persistent. Toutefois, le discours « I have a dream » de Luther King est porteur d’espoir encore aujourd’hui.

À l’image de la continuité de ce combat, le dernier mouvement de grande ampleur Black lives matters rappelle que la politique ne suffit pas pour changer de façon systémique les mœurs d’une société : les discriminations raciales sont affaire de tous.

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